Il faut sauver l’Aquila
Des images dignes d’une zone dévastée par les affres de la guerre. Cela se passe pas très loin de chez vous. C’est en Italie, c’est dans les Abruzzes, c’est à L’Aquila.
Une région envahie par l’ennemi ? Que nenni, l’homme n’y est pour rien: la terre a tremblé et a anéanti les habitudes citadines, commerciales, professionnelles et touristiques des habitants qui la composent. Depuis la nuit du 6 avril 2009, les gens dorment dans des voitures, sous des tentes, dans des hôtels loin de chez eux.
Deux semaines plus tard, ils en sont encore au même point. Est-ce pour autant terminé ? Non, la terre tremble toujours. Avant de reconstruire, il faut que le démon terrestre cesse pendant quelques temps. Dans le cas contraire impossible de recommencer. L’Aquila était une belle ville, très historique et riche d’un passé haut en couleurs. Vingt secondes ont suffi à mettre à sac la cité perchée sur la deuxième chaîne montagneuse italienne les Appenins. Vingt secondes ont suffi à changer la donne et les habitudes des habitants. Certes on reconstruira bien un jour, mais rien ne sera plus comme avant. Dès les premières heures la presse a envahi la zone sinistrée. Les journalistes, certes utiles, se sont comportés comme des vautours, cherchant un scoop là où la détresse s’était installée. Le Président de la République qui était venu voir la zone et les cercueils s’est même énervé en invectivant les journalistes et photographes d’un « Ne cassez pas les – et il n’a pas dit le mot, mais on le devine ! ». Ensuite, le Premier ministre Silvio Berlusconi, que certains détestent ou adorent, a montré sa présence et son dévouement dans la zone quotidiennement. Il s’investit à une renaissance rapide de L’Aquila et le dit même avec humour. Et c’est là que la presse de bas étage montre à quel point elle est… conne !
En l’espace d’un seul mois, elle se permet de prendre une phrase hors de son contexte et en faire un fromage aussi puant que celui de Herve. La première fois était avec le Pape. Et cette fois-ci avec Silvio Berlusconi. En suivant le reportage complet, vous comprenez que Silvio a agi avec fine psychologie, comme un général de corps d’armée qui invite ses troupes à œuvrer dans la bataille avec joie et positivisme.
Bien entendu la situation est grave. N’est-il pas plus opportun de donner du courage à ces victimes qui dorment sous des tentes, de leur dire que la situation est temporaire, que tout sera fait pour revenir à comme avant et donc de le prendre comme une vacance en camping ? Vous seriez content qu’un entraîneur d’une petite équipe de football qui doit rencontrer une très grande équipe dise à ses joueurs que ce sont des bons à rien et qu’ils vont se faire massacrer ? Que la situation soit défavorable ou pas, il faut faire en sorte que le cours d’eau qui est sorti de son lit le rejoigne à nouveau. Et si Berlusconi le dit en blaguant alors c’est une bonne chose et quitte à jouer la marche royale et reconstruire la région en chantant pourquoi serait-ce inadapté ? Quelques échos directs depuis les tentes tendent à dire que malgré le malheur, il arrive que ces réfugiés pensent à autre chose et blaguent aussi, histoire de ne pas trop se morfondre. Comme le fait Silvio. Il est clair que politiquement et connaissant l’homme il essaye, à son âge, d’en sortir grandi ou de terminer sa carrière en beauté en tirant la couverture à lui. Devant le monde entier, il a fait des promesses. Quelque chose nous dit qu’il les tiendra. Silvio est ce qu’il est. On lui fait bien plus confiance que certains de nos élus qui vont en vacances à Disneyland soi-disant en mission et qui ramènent une valise remplie de souvenirs Mickey et Donald pour leurs petits-enfants.
Rien de tout cela n’arriverait si la presse subsidiée arrêtait une bonne fois pour toutes de courir après les scoops, de vouloir faire du sensationnalisme comme les revues françaises dignes de ce nom et qui sont là pour ça, de se concentrer sur le fond des articles qu’elle écrit, de faire avancer la machine de la vie, d’être nécessaire et utile plutôt que destructrice. Que la presse redevienne sérieuse et qu’elle arrête de faire la prostituée.
Silvio Berlusconi est l’homme que l’on connait tous, mais on peut lui donner sa chance. Car pour L’Aquila, le tremblement de terre est assez sérieux et il y a beaucoup à faire. En Belgique, allez savoir si nos élus prendraient vraiment comme lui le taureau par les cornes. Pour terminer, si vous avez la possibilité de faire un don pour la région, n’hésitez donc pas. L’Aquila avait un riche passé historique que ce soit son architecture, sa culture, son art. Elle est en ruine. Certes, reconstruire, mais sans doute pas comme auparavant. C’est bien dommage.
Pinoo UBU
23 avril 2009 à 10:05
La presse aux ordres, le doigt le long de la couture de la djellabah rouge, à pour mission de détourner, déformer de façon à les rendre « scandaleux » le moindre propos, le moindre silence de Berlusconi, du Pape bref, de tout adversaire de la pensée unique socialo-islamo-homo-bobo.
Comme le Dr Goebels le faisait lorsqu’ il servait Adolf. Ou mieux, selon la vielle tradition de mensonge et de désinformation héritée de la défunte URSS.
Une petite parenthèse pour signaler qu’ un des SEULS site fermés en Belgique est celui traquant les pédophiles.
Elio à peur qu’ on le reconaisse sur les photos ?
Alors que ceux d’ al caca et du Parti Satanique, réellemnt néfastes eux, restent accessibles.
25 avril 2009 à 19:50
Mauvaise nouvelle pour moi: ma maison de montagne en Italie a été déclarée inhabitable (espérons de manière temporaire et réparable).
http://www.pinoo.be/laquila002.html
26 avril 2009 à 10:47
Triste sort pour tous ses gens qui vont se nicher des habitations sur des crêtes de failles et au bord des volcans dont on sait -à Naples, ailleurs- qu’ils ne sont que des bombes à retardement.
Phénomènes incontrôlables par l’humain.
Alors, pleurer quand survient le phénomène fort prévisible, ça me fait rugir quelque part. Et le politique n’a guère d’influence sur de telles catastrophes!
Les gens devraient lire leur histoire avant de fixer leur localisation.
Quel voeu pieux ensuite de lire cet extrait d’UBU:
… si la presse subsidiée arrêtait une bonne fois pour toutes de courir après les SCOOPS, de vouloir faire du sensationnalisme comme les revues françaises…
Pourquoi limiter votre critique à la seule presse française?
Celle « de chez nous », celle de « partout » sont exactement dans le même schéma. Tous des rapaces opérant en une concurrence exacerbée.
Leur fonctionnement donne à des « envoyés spéciaux et pigistes » sans une formation adéquate le droit de nous forger des conceptions mentales au travers desquelles les politiciens ..99% de gauches!.. nous manipulent exactement comme ils le veulent en plaçant ça et là des mots vides: « notre démocratie », votre liberté de choisir… bref d’incessants mensonges! Et ça fonctionne; la machine est rôdée, huilée.
Car toutes ces presses sont – à de rares exceptions – devenues ici des valets du pouvoir en place dans la communauté française redénommée BXL-Wallonie pour permettre à des apparatchiks PS de s’asseoir sur deux chaises au lieu d’une seule!
Et ce n’est pas en lisant des gratuits « Métro » que nos Mr/me Lambda développeront une culture politique dont ils manquent beaucoup!
26 avril 2009 à 11:26
Esprit pragmatique: dans ta première partie au sujet de la localisation, tu as certes raison… Ai-je raison si je dis que toute partie de ce globe est sujette à un élément naturel perturbateur de quelque nature que ce soit? Je suis de Liège, dans une Belgique pas trop sismique et pourtant, le seul dont j’ai eu l’expérience était le tremblement de terre en 1983 qui avait quand même fait assez bien de dégâts. Si ce n’est pas la terre, c’est un cours d’eau. Ou un volcan. Ou le vent. Ou les pluies. Ou que sais-je encore? Si je me souviens bien de mes cours d’école, dans les années 1920, il y avait eu des inondations à Liège et La Meuse était sortie de son lit en plein centre-ville. Je sais aussi que Place Saint-Lambert et devant la Fnac, quand il pleut fortement, tout est à chaque fois inondé (de ce point de vue ce sont les avaloirs et les égouttages qui sont fait à la 6-4-2 comme tout ce qui est fait dans cette Wallonie moribonde et mal fagotée). Je dirais donc que tu as raison. Cependant, existe-t-il un endroit sur cette belle Terre qui soit à l’abri de tout cataclysme? Il faut bien se nicher quelque part. Et d’une façon ou d’une autre, la Nature arrivera toujours à t’enquiquiner si elle le souhaite.
La presse française dont je fais allusion c’est celle dont on voit les affiches dans chaque entrée de librairie. Du blabla inutile, des titres racoleurs qui renvoient à un article où en fin de compte on n’apprend rien du tout. Et comme tu le dis, c’est bien « celle de chez nous », « celle de partout » dont j’estime qu’elle fait la prostituée de bazar. Pour ce que tu dis, je suis d’avis comme toi.
Bien à toi. Pinoo.
22 juin 2009 à 14:51
« Les gens devraient lire leur histoire avant de fixer leur localisation. » !!!
Esprit pragmatique tu es bien insouciant de dire cela, c’est facile de critiquer de son fauteuil, a posteriori… as-tu lu ton histoire avant de monter dans ta voiture ? et pourtant l’accident est prévisible !!
Je suis allé à l’Aquila, pour apporter une goutte de réconfort, un soupcon d’aide et de sympathie,
De grâce arrêter vos commentaires sur des sujets que vous ne connaissait pas. De toute manière la douleur est là est demande de la modestie, de la discrétion et du respect…
14 décembre 2009 à 12:03
Marco, ce serait bien de te relire avant de publier…
18 décembre 2009 à 12:19
C’est vrai qu’il y a quelques fautes Marco mais bon… tout le monde n’a pas la chance d’avoir fait des hautes études !
Perso, je rappellerai qu’en décembre 1980, je suis parti avec la RTB Liège dans le Mezzojiorno (Sud de l’Italie) et plus précisément à Laviano, suite au fameux tremblement de terre qui venait d’y avoir lieu !
Tout était dévasté et à reconstruire… pensez-vous que tout est rebâti à ce jour ? Point du tout : la situation n’est pas encore résolue près de 30 ans après ! Pourquoi ? La mentalité du Sud de l’Italie et la sacro-sainte camora (mafia de Naples, ville située à une centaine de kilomètres. Cela aussi c’est la réalité italienne… nous avions nous-même, à l’époque, subi des pressions pour répartir les vivres et spécialement l’eau potable acheminée par train de Liège à concurrence de 50% aux réfugiés et 50% aux mafieux locaux. Quand vous pensez que près de 50% des bouteilles d’eaux éclataient dans les wagons (suite à la différence de température pendant le voyage entre l’Italie et l’Autriche)…pas besoin de vous faire un dessin sur la problématique.
L’Aquila est donc parti pour une aire de près d’un demi-siècle avant que ces habitants ne retrouvent leur cadre de vie … si d’autres tremblements de terre ne viennent encore aggraver cette situation… ce qui d’après les spécialistes est fort probable !