La poste, une boîte à [ne pas] recommander
La Poste, une question de bon sens, disaient-ils !
En Belgique comme en France, tout commence par une bonne grève avec les méchants rouges, les nombreux verts et les sctroumpfs bleus, vociférant des inepties du genre « on veut le maintien des statutaires » ou encore « on exige la sauvegarde d’un vrai service public postal » sans parler du couplet à la bienvenue chez les Ch’tis sur « le rôle social du facteur ».

Réforme ? Grève !
A La Poste-De Post-Die Post, on avait à peine prononcé le mot réforme que les syndicats appelaient à une grève. De trois jours encore bien, histoire de bien foutre le bordel, de paralyser la vie de ceux qui travaillent réellement : secteur médical [bonjour les analyses en rade], avocats et juges [oubliés les termes et délais], PME et indépendants [pas d’offres de prix, pas de courrier, pas de facture] … qui vont devoir attendre 3 jours avant de pouvoir travailler normalement [et combien avant que la Poste ne rattrape son retard] !
Cette réforme s’impose pourtant, parce que La Poste est restée un service public archaïque [plus de salariés que la poste hollandaise et un chiffre d’affaires deux fois moindre et vingt fois moins de bénéfices !].
Beaucoup trop de bureaux de Poste ressemblent à des lieux hagards sans âme, avec des vitres au guichet, un personnel peu aimable, rarement en uniforme [mais souvent attifé comme des ploucs, le tatou en prime]. On ne parle même pas du français rarement parlé correctement dans les bureaux de Bruxelles et des communes à facilités de la périphérie.
Il faut redescendre sur terre, les postiers : le monopole, tranquille peinard avec 4h de boulot sur la journée et 30 jours de maladie par an, c’est terminé !
Cela va faire 15 ans que l’Europe vous a annoncé que le secteur s’ouvrait à la concurrence. À nos yeux, le réflexe de grève, de peur et de panique face à la concurrence est curieux : la Poste n’aurait-elle pas confiance en ses capacités ? Pourquoi craindre un concurrent sur un marché qu’on est censé connaître comme nul autre ?
Modèle suédois à recommander
Tous les autres pays sont passés par là et nous avons un retard considérable dans ce domaine. On parlait de l’exemple de la Suède. Les guichets de postes traditionnels ont disparu. Les paquets et les timbres sont achetés dans les supérettes ou chez les marchands de journaux. Ce pays, pourtant social-démocrate, a été le premier en Europe à déréglementer le service postal. Dès janvier 1993 [il y a plus de 15 ans], le monopole de l’acheminement du courrier y a été aboli.
35 entreprises détiennent 30% du marché et 5 000 emplois publics ont été supprimés en dix ans. L’évolution technique a été spectaculaire, sous l’effet de la concurrence, et, en particulier, la mécanisation du tri du courrier. Mieux organisé, moins de retard, plus d’efficacité et une fierté de travail retrouvée…
Le client avant tout
Le point essentiel, qui n’est pas compris du tout chez nous, c’est que la modernisation passe par la suppression de bureaux de postes et le système débile des recommandés qui enquiquinent tout le monde.
C’est la même évolution qui nous attend et contre laquelle, avec démagogie, la gauche, les élus locaux et les syndicats mobilisent.
Car la contrepartie, c’est d’une part le recommandé électronique [qui existe mais qu’on refuse à la Poste pour les particuliers] et d’autre part, des points services qui ont été ouverts [dans des magasins de toutes sortes]. Mais la différence, c’est que les plages horaires d’ouverture sont beaucoup plus grandes que dans les bureaux de postes traditionnels. Ce qui enchante dans la pratique tout le monde !
Évidemment, ce qui se profile et que ne supportent pas les syndicats, c’est une évolution à la suédoise dans laquelle la notion même de service public a disparu, comme le dit le Figaro « en faisant rentrer l’activité postale dans le commerce entre les fruits et légumes, le coin lotto, les journaux et les boissons ».
Mais la grande différence, c’est que les bureaux traditionnels étaient déficitaires et que ces nouveaux points postes sont bénéficiaires. Mais ce n’est pas supportable pour les syndicats, ni même pour une partie de la classe politique.
Mauvaise farce
Que va-t-il se passer ? Pour l’instant, on réagit « à la belge » : les syndicats hurlent, les politiques s’agitent et le patron de La Poste va devoir revoir sa copie et faire une courbe rentrante. Comme d’habitude.
À dire vrai, personne ne s’intéresse aux usagers qui sont les victimes de cette mauvaise farce.
Qu’on le veuille ou non, le service public traditionnel a vécu. Et là, l’ancien monopole devra s’adapter, comme pour le téléphone ou l’électricité. La concurrence est la meilleure machine à broyer les privilèges, fussent-ils publics.
Voilà ce que n’acceptent pas les syndicats et voilà pourquoi ils font grève.
Mais à nos yeux ce qui compte, ce ne sont pas les syndicats, c’est le client qui travaille et paie ses impôts, qui ne peut pas se permettre de se croiser les bras 3 jours et doit se débrouiller pour nouer les 2 bouts, sans qu’on lui ai demandé son avis.
C’est pourtant lui le client qui fait vivre la Poste…
Johnny UBU
5 mars 2009 à 9:26
Y a pas à dire, Pere UBU surclasse largement Lepan…
5 mars 2009 à 23:27
Y’a pas photo, on est bien d’accord. UBU a gardé ce côté non institutionnel que PAN PAN Culcul n’a plus du tout
5 mars 2009 à 23:50
Avec une moyenne d’âge de leur personnel qui atteint je crois plus de 45-50 ans (et 34.000 agents actifs + charge de nombreux pensionnés),
on se demande comment il vont venir à bout du défi à relever avant 2012-2015.
L’imbécilité coutumière de leurs syndicats est telle que tous les prétextes fallacieux sont bons pour stopper ou enrayer le fonctionnement de la machine. Jadis captifs, les clients ont maintenant l’extrême recours de commander des services courriers rapides, efficaces et traçables! Mais ces imbéciles-là n’ont toujours comme réflexe que de bloquer au lieu de rivaliser, car avec leurs infrastructures – même désuètes – ils le pourraient très bien.
Je me rappelle le cirque fait autour d’une mise en service de l’outil GéoRoute. Jamais entendu autant de critiques infondées. Au besoin, certains préfèrent commettre des erreurs volontaires afin de prétexter une inefficacité de la méthode. Imbéciles³.
Seul mon facteur apparaît tel un brave type consciencieux, c’est donc en arrière-plan des guichets et centres de tri que la pagaille est organisée.
8 mars 2009 à 21:20
l’RTL de Vrebos organisait son petit tête-à-tête dominical
entre un syndicaliste CSC et Johnny Thijs CEO.
Vite fait bien fait, comme d’hab, éclairage en 10′ top chrono.
Jeu de cirque syndical où le gars CSC ne put éviter de placer un :
« on veut notre part du gâteau », ce qui est loin de prouver que les thèses caricaturales qu’ils utilisent pour masquer les vraies raisons de les entraves sont confirmées par des faits autres que singuliers. Toujours la merde syndicale là où il faudrait un poil de raisonnement non biaisé!
22 mars 2009 à 17:32
Lorsque j’étais enfant, le courrier arrivait AVANT que je ne parte à l’école, c’est-à-dire tôt le matin. Ma maman prenait le courrier dans notre boîte aux lettres en quittant la maison, pour m’emmener à l’école.
Maintenant, il arrive à midi ! A part ça, le service est censé s’améliorer !
Et en plus, la grève !
Vive le fax et le courrier électronique !
3 avril 2009 à 16:36
Il est toujours aisé de conspuer les agents de la poste alors qu’ils n’ont aucun droit au chapitre . La grève, je suis contre mais je n’irai jamais me fracasser la tête contre un piquet formé d’ignares aux gros bras. La dernière en date fut un fiasco ( de là à dire qu’elle est ponctuellement organisée par le patronnat, il n’y a qu’un pas que certains voudront franchir ).
Quant à comparer les produits et services d’une part de la Poste, d’autre part du privé, autant le faire objectivement.
La Poste est en pleine mutation, c’est très lent, je le conçois, mais n’oubliez pas qu’elle est toujours soumise au gouvernement qui lui dicte encore ses devoirs, alors qu’il permet au privé de faire mieux, les astreintes en moins.
Les agents ne sont pas systématiquement réfractaires à tous les changements qui s’annoncent (loin de là), mais bon dieu qu’on leur donne les moyens de faire du bon boulot, avec des outils autres que ceux datant du moyen-âge.
Géoroute? Une belle foutaise …. logiciel non adapté à la configuration du marché belge . C’est juste une façon à peine cachée de liquider le personnel en rationnalisant.
Pour preuve, nous en sommes à la version 3 : pour un procédé qui a soit-disant fonctionné du premier coup ailleurs….
Dans un futur assez proche, vous n’aurez même plus de facteurs….tout au plus des livreurs, sans formation, sans âme….payés des clopinettes.
Le courrier porté par le privé ? : d’accord, mais vous (on) le paierez bien plus cher. Si les sociétés privées produisent actuellement des services de distribution de meilleurs qualités ( rapidité ) , il ne faut pas oublier qu’elles ne sont pas soumises à des flots de courrier comme la poste, au quotidien.
Cela dit, quand on n’y est pas, on a du mal à se rendre compte de l’ambiance de travail.
Ce ne sont pas quelques poivrots ni quelques délégués syndicaux vereux qui terniront mon outil de travail.
13 février 2010 à 18:24
Improbably! viiagra faq kamagra I have a good fresh joke for you! Why do bicycles fall over? Because they are two-tired.