Le train de la honte : à quand les démissions ?
Même pas décents. On les a tous vus, se pressant à la télé. Mine déconfite. Larmes de crocodile en réserve, au cas où. La gorge tout juste nouée pour marquer leur compassion avec les familles des victimes et les blessés se débattant entre la vie et la mort.
C’est, en effet, grossier, choquant, indécent de voir les irresponsables des trois sociétés issues de la SNCB, venir présenter leurs condoléances, à la manière de pyromanes se dédouanant des incendies qu’ils ont déclenchés.
Combien de morts faudra-t-il encore avant de débarquer ces tueurs de la SNCB ?
Rien vu, rien fait, rien compris
Les créatures politiques, imposées aux trois sociétés nées de la SNCB, rééditent le scénario de la Sabena. Un personnel de haut niveau, fier d’une tradition pratiquement aussi vieille que le pays, fier du boulot et de la réputation qu’avait le rail belge à l’étranger.
Tout cela, foulé au pied, consciencieusement démoli par des crétins malfaisants qui ne voient rien, ne foutent rien, ne comprennent rien. Pardon ! Ils ont compris une chose : il faut transformer le service public en entreprise privée. Mais pas n’importe comment. A la russe, à la manière post-soviétique, où les apparatchiks d’hier sont les milliardaires d’aujourd’hui, sans avoir jamais dû rendre des comptes.
Plutôt une gare que la sécurité
La sécurité des voyageurs et du personnel ? C’est quoi ça ? Ca n’intéresse pas les Di Rupo [un des fossoyeurs de la Sabena et de la RTT], Daerden et Schouppe – tiens, pour une fois, on ne l’entend pas, cet histrion qui a un avis stupide sur tout, alors qu’il a dirigé la SNCB et œuvré à son démembrement, tout en ne se paupérisant pas personnellement.
Ce qui intéresse ces grands hommes, ce sont les soirées spéciales à la RTBF, où l’on peut paraître et s’attribuer le mérite de la construction d’une gare pharaonique à Liège.
Une gare avec le prix de laquelle [rien que les émoluments de l’architecte, c’était déjà pas mal] on aurait pu sécuriser les voies et les matériels ferroviaires.
Alors que Picqué caresse le rêve d’une gare du Midi, au renouvellement confié à Jean Nouvel [encore un qui sait faire payer ses services], on apprend que moins de 80 % du réseau ferroviaire belge sera sécurisé d’ici 2011 !
Neuf années perdues à ne rien faire
Le drame de Pécrot, c’était il y a neuf ans. Pendant ces 3287 jours écoulés [années bissextiles comprises], il aurait été impossible de mener à bien une action de sécurisation de nos chemins de fer ? Et puis quoi encore ? Dites ça à un poisson rouge, il se noie dans son aquarium.
La vérité, c’est que la SNCB a été démembrée en trois sociétés, qui ont été créées pour diminuer l’efficacité et augmenter les postes de petits chefs et les nominations politiques.
Et, en plus, ces messieurs se détestent, se mettent des bâtons dans les roues, s’ingénient à faire traîner les dossiers, surtout si cela peut embêter le voisin.
L’honneur perdu de la SNCB
Ce sont bien nos politiciens qui sont responsables des drames de Pécrot et de Buizingen. Faut-il rappeler que la Belgique fut montrée en exemple dans le domaine des transports en commun ?
Le premier train à rouler sur le continent européen ? Entre Bruxelles et Louvain. Les experts mandatés pour construire les lignes chinoises et égyptiennes ? Des Belges. Le chemin de fer le plus performant de l’Afrique ? Au Congo belge.
Le monde entier enviait le savoir-faire de nos cheminots et de nos ingénieurs.
Tout cela, bousillé par les nominations politiques qui ont lentement mais sûrement envoyé la SNCB en capilotade.
Au passage, suggérons aux syndicats qu’ils auraient pu déclencher des grèves pour exiger [et obtenir !] une mise en œuvre de la sécurité sur nos chemins de fer qui, au fil des ans, ont pris un coup de vieux. Contre cette lente descente aux enfers, il y avait matière à partir en grève… avec le soutien des voyageurs.
Démissions !
Si le personnel politique belge disposait encore du moindre sens de la mesure, la démission des trois zigotos à la tête de nos chemins de fer ne devraient faire aucun doute.
Et on pourrait chercher les responsabilités politiques [n’est-ce pas, Schouppe ?] aux drames de plus en plus fréquents et qui, selon toute vraisemblance, ne s’arrêteront pas de sitôt.
Ce serait la moindre décence à l’égard des victimes, par respect pour les voyageurs et le remarquable travail des cheminots. Et en manière de compassion pour les familles qui ont perdu un être cher.
C’est évidemment pour eux que nous sentons monter notre colère, et c’est à eux que vont toutes nos pensées les plus émues.
Etienne UBU
21 février 2010 à 14:52
tous des ‘charognards’. y-compris les médias.
dans deux semaines on sera passé a autre chose. jusqu’au commémorations, l’année prochaine. et rien aura changé.
il fallait écouter les cheminots. la sécurité est un droit et une obligation. mais c’est trop tard, alors on critique. ..
on ne communique plus, on se plaint. que ceux qui peuvent, .. savent, fassent changer les choses. pourquoi le roi ne demande pas que l’on commence de suite les travaux de sécurisation.(il pourrait même les financer . . .)
Que quelqu’un se bouge le cul ! BORDEL !
21 février 2010 à 15:32
« La vérité, c’est que la SNCB a été démembrée en trois sociétés, qui ont été créées pour diminuer l’efficacité et augmenter les postes de petits chefs et les nominations politiques. »
Une minute…
Des entités scindées, des postes démultipliés, une rentabilité et une productivité diminuée…
Mais c’est comme notre petite Belgique !
21 février 2010 à 18:13
Il me semble qu’à l’école primaire , on m’avait enseigné que la première ligne de chemin de fer , inaugurée sous Léopold II , reliait Bruxelles à Malines !
21 février 2010 à 18:50
En effet, cette coquille nous a déjà été signalée. Nous préparons notre bonnet d’âne pour le prochain numéro.
21 février 2010 à 19:50
Je ne vais plus trop m’user à taper un nième commentaire sur ce thème ultra-sensible. OK dès qu’il s’agit de protester, dire son haut-le-coeur.
Or des tas de gens vocifèrent et estiment émettre un avis « probant ». Curieux de noter qu’ils n’ont qu’un fort lointain rapport avec le sujet. Stoppons s’il s’agit de gueuler dans le vide. Haro sur ces innombrables supporters du Y-A-KA !
Je n’ai pu suivre la Controverse RTL, sauf qq instants durant lesquels j’entendis un fait pertinent … issu d’un des trois responsable incriminés.
On blâme l’argent affecté à ceci ou cela en dehors de la SECURITE ?
On invoque 150.000.000 d’€ non injectés assez vite sur ce créneau ?
Mais Mr/Mme Lambda, avant toute chose à dépenser, ce dont la SNCB aurait besoin à côté de ses conducteurs (plus de 3.500 effectifs !), ce serait de compter 150 ingénieurs et techniciens de haut niveau avec plus de 18 mois de pratique dans cet aspect SECURITE ! Et ça la SNCB les cherche, sans trouver des profils compétents en nombre suffisant!
Le fait est trèèèèèèèès pertinent. Haro sur la bureaucratie syndicalisée.
Là comme ailleurs, trouver du personnel de qualité à motivation intacte devient un cauchemar pour les recruteurs. Tandis que disposer de 500.000 chômeurs aux qualifications douteuses, ça nos syndicats et partis peuvent vous en proposer des masses. Sans qu’aucun d’eux -candidates- sache répondre aux BESOINS les plus criants pour garantir cette paix SECURITAIRE à tous les utilisateurs vivant sous le choc émotionnel.
Cette situation-ci préfigure ce qui est en train (l’expression) de devenir un cauchemar pour tout le monde de l’avenir : le règne d’incompétents, de mal-formés, de démotivés avant d’avoir tenter sérieusement de travailler avec foi et intention de bien faire. Défi dont les politiciens sont au courant mais préfèrent jouer l’autruche avec la tête dans le sable.
Haro sur les hypocrites de nos gauches francophones!
21 février 2010 à 22:59
une jurnee normale dans la republique bannaniere du Belgistan, quoi. La SNCB vient de se hisser au niveau des chemins de fer ethiopiens et boliviens.
21 février 2010 à 22:59
Rien d etonnant sous un egime islamo-communiste.
21 février 2010 à 23:11
Il manque d’ingénieur, c’est quoi cette blague?.. évidemment si le pognon part ailleurs!..
Mais ne vous tracassez plus, j’ai une ingénieuse solution: il suffit de prévoir deux wagons entièrement vides à l’avant de chaque rame… en attendant 2013…
Et s’il ne veulent pas, on boycott ces deux wagons…
22 février 2010 à 16:52
Evidemment au vu de ceci, faut craindre bien pire pour l’avenir:
SNCB: un frontal évité de justesse vendredi
22/02/2010 10:39
http://levif.rnews.be/actualite/belgique/72-56-46807/sncb–un-frontal-evite-de-justesse-vendredi.html
22 février 2010 à 22:33
(à propos des dirigeants SNCB ) l’article débute par un :
« Même pas décents. On les a tous vus, se pressant à la télé. … »
Les critiques gratuites de la part de gens n’y connaissant guère sont aisées à émettre. Si c’est le cas de la plupart des parlementaires, avec la masse des questions/critiques qui fusent de leur part, patientons avant de juger?
Je trouve en tout cas répugnante cette manière RTBF de présenter les faits (par un De Brigode, JT 19h30): biaiser d’emblée; occulter des aspects et ne donner du micro qu’aux syndicalistes prêts à shooter sur tout pour emporter des morceaux. Manipulations éhontée sur le grand public. Toujours ces procédés de mafieux de l’Info!
23 février 2010 à 14:50
C’est ca. C’est la liberalisation qui est coupable. Tiens, c’est curieux, on a trouve sur RTL:
Catastrophe à Hal: rien pour la sécurité entre 1987 et 1999 ?
La plupart des députés de la Commission Infrastructure de la Chambre ont fait part lundi soir de leurs interrogations sur l’absence de programme de sécurisation du rail belge entre les années 1987 et 1999, lorsqu’Etienne Schouppe (CD&V), qui brillait par son absence, était à la tête de la SNCB…
http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/309234/catastrophe-a-hal-rien-pour-la-securite-entre-1987-et-1999-
UBU tourne desormais a vide. Pas un article de fond. Rien que dui boniment demogauchiste. Allez viens me dire le contraire, Bebert.
23 février 2010 à 21:08
S’y connaître?.. non certainement pas; mais faut avouer qu’il ne fait pas bon prendre le train ces temps-ci, pour gagner une croute… Puis les boîtes noires, vous trouvez pas cela un peu ringard… faut les remonter comme de vieux réveils… Un peu comme notre justice qui a du mal à s’informatiser… le papier, prend l’eau, brule, s’en-vole…
23 février 2010 à 21:10
Les boîtes noires en Belchic, ce sont des boîtes de cirage…
24 février 2010 à 12:19
SNCB organe politisé…
des bureaux remplit de glandeurs et un manque de personnel sur les rails.
Problème identique à toutes les organisations de l’état.
Sauf qu’ici, ils jouent avec nos vies.
26 février 2010 à 9:17
Pourquoi avoir nommé à la tête d’Infrabel il y a 5 ans, un officier de la marine. Ce n’est pas parce qu’il a le pied marin qu’il a les pieds sur terre pour diriger les réseaux de chemins de fer?? Je suppose qu’il y avait moyen de nommer une personne d’expérience qui aurait plutôt prété attention à la formation et à la sécurité plutôt qu’au « look »(exemple Guillemin) le plus souvent choisi par les politiciens et les financiers sauf quand il y a catastophe où tous retournent leur veste.
26 février 2010 à 9:54
Rastreint! Retsin. Ton discours sent l’incompétence à 10.000 km.
Y a 9.000 élus de tous bords et tous niveaux en Belgique.
Quand tu votes, pense-tu à ce qu’ils ont comme diplôme d’origine?
Faut vraiment être cheminot syndic-borné pour oser un tel bêtisier.
26 février 2010 à 16:39
La SNCB dangeureuse ? Même avec Buizingen et Pécrot, le train est encore cent fois plus sur que l’auto.
Si on diminue le service pour investir dans la sécurité, cela va faire fuire des navetteurs vers leurs voitures, où ils vont se tuer au volant.
27 février 2010 à 11:38
Ils parlaient de diminuer les services et d’augmenter le nombre de voitures, nuance…
Ceci dit, j’imagine que la démultiplications des sociétés de gestion de la SNCB ne peuvent que compliquer son fonctionnement… et la prise de responsabilité journalière…
Ce qui a pour effet de déboucher sur des catastrophes…
De toutes façons, les peuples ne décident de rien et n’ont jamais décidé de rien… Le peuple est façonnable à souhait de par sa nature laborieuse maintenue par l’effet troupeau… C’est une illusion certes valorisante mais surtout orgueilleuse de croire le contraire… Notre seul niveau véritable de pouvoir est toujours devant nous et a portée de nous… L’homme occidentalisé subit une condition biologique ressemblant à une métastase dans son univers qui le dépasse induite par les monothéïsmes dérivant…
Les évènements dans les chemins de fers, sont de même nature profonde que la crise financière… Le chacun pour sa panse…
27 février 2010 à 12:55
[ Le chacun pour sa panse… ]
De la part d’un veau à viande engraissé et d’un vampire suceur de sang,
l’allusion à « sa panse » est-elle l’image d’un physique de l’auteur?
Personnage plutôt aigri que ce V&V .
27 février 2010 à 15:41
Cher aaarglllh,
Comme tu l’as constaté, je suis juste « entre », et, je ne m’en cache pas contrairement à toi…
Quant a être aigri; tu confonds avec de l’acédie qui m’est certaine.
27 février 2010 à 18:18
Bric à brac d’idées: on voit bien que vos idées ne sont pas claires déjà par votre appellation. On ne parle pas de votes de politiciens mais de choisir un homme d’expérience. Si vous ne croyez pas à « l’expérience », tant pis pour vous et ceux qui en sont vistimes!!
27 février 2010 à 19:13
Evidemment, qu’il y a des gens de grande compétence…
Mais dans le cas de la
27 février 2010 à 19:24
Bien entendu qu’il y de grandes compétences…
Mais dans le cas de la SNCB, il me semble que la budgétisation de trois gestionnaire ne permet plus la même aisance quand aux choix des priorités de l’entreprise…
Vous savez a quel point la communication humaine pose problème dans tous les domaines, surtout si vous multipliez les interlocuteurs…
En fait dans ce cas, on se rend compte aussi, que le gouvernement belge, n’a pas su « imposer » et maintenir une stratégie suffisante en ce qui concerne la sécurité des citoyens…
27 février 2010 à 19:32
Pour choisir des gens compétents, faudrait déjà que ceux qui les choisissent le soient eux-même, ce qui n’est pas certain quand le mal est profond…
28 février 2010 à 10:47
Marrant de ne PAS lire une seule allusion à l’ERREUR HUMAINE
dans ces verbiages relatifs à la « compétence ».
Ce que ne diront pas les syndicats, c’est qu’AVANT de prendre son service à 05h30, le jeune conducteur aurait peut-être pu faire la boum un peu tard le dimanche ou la nuit du samedi puis s’en trouver « fort fatigué »
pour des causes n’ayant rien à voir avec le service SNCB !!!
ça est un risque qu’on sous-estime avec de très jeunes engagés!
1 mars 2010 à 8:08
C’est vrai!.. Chose possible… Mais un chef d’entreprise doit tenir compte et prévoir ce genre de comportement… PREVOIR!
1 mars 2010 à 8:15
Et c’est vrai cela, il pourrait instaurer la prise d’alcool-test sauvage au machiniste?.. Avec a la clef une mise à pied.
3 mars 2010 à 11:56
Lorsqu’on lit un « fait divers » tel ceci, on a envie de crier à la honte envers le « Parquet » et plus encore ce vieil imbécile septuagénaire qui voulait jouer au rambo, coûtant ainsi une infirmité à vie au cheminot qui faisait son boulot! VIEIL IMBECILE? Il n’y a pas de mot plus faible!
= (ex-RTL) Dinant : le cheminot amputé risque la prison =
En mai 2009, un cheminot avait voulu empêcher un septuagénaire imprudent de monter à bord d’un train, et était malencontreusement tombé sur les voies, ce qui lui avait valu l’amputation de ses deux jambes. Inculpé pour coups et blessures volontaires sur le voyageur fautif, il risque la prison.
Le parquet de Dinant va demander le renvoi en correctionnelle pour coups et blessures volontaires de l’accompagnateur de trains qui avait tenté, le 23 mai 2009, d’empêcher un voyageur de monter dans un convoi alors que le signal de départ avait retenti, écrit Le Soir. Souvenez-vous de l’issue dramatique de l’altercation : le cheminot avait alors glissé entre le quai et le train et avait perdu ses deux jambes suite à l’accident.
Le voyageur et le cheminot, côte à côte
D’après le parquet et les résultats de l’enquête du juge d’instruction Olivier Bontyes, le voyageur imprudent ne devrait répondre que d’une incrimination de ne pas avoir « obtempéré aux injonctions d’un agent » et d’avoir tenté « de monter dans un train en marche ». Cependant, si la chambre du conseil suit le réquisitoire du parquet, le cheminot et le voyageur imprudent se retrouveront tous deux sur le même banc d’infamie, révèle encore Le Soir.
4 mars 2010 à 10:49
Pour ceux qui recherchent un emploi?… cliquez en poussant fort ci-bas:
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