Si les Ricains n’étaient pas là

Le formidable et rapide déploiement logistique et humanitaire américain nous rappelle, à nous Européens, que quand il faut agir avec efficacité et aider, on peut toujours compter sur nos amis américains.

Ils n’ont pas hésité trente secondes et ont pris le leadership naturel de cette reconstruction en Haïti.
Pendant ce temps-là, la machine ONU connaît des ratés administratifs et sa lourdeur l’handicape alors, qu’en réalité, cela devrait être sa mission première.
De même, les Européens, bourrés de bons sentiments, ont du mal à parler d’une seule voix et à s’organiser sur place : B-Fast par-ci, ONG par là, coopération européenne à droite, solidarité culpabilisante à gauche. Tout cela sans homme orchestre, sans vision à long terme.
Dans les grands moments de l’histoire moderne, quand l’Homme est en danger, les Américains répondent toujours présents.
L’organisation de l’aide est méthodique : elle commence par leur propre installation, comme le font les militaires, pour travailler dans des conditions matérielles optimales et pour rentrer dans le même état physique que celui dans lequel ils sont partis. Ensuite, la maîtrise de l’aéroport et la réhabilitation du port, par où transitent l’aide internationale et une priorisation des interventions bien nécessaire : ce n’est que sur cette base-là que l’aide sera durable et efficace.
Dès lors, il est affligeant de voir certains observateurs jaloux, des citoyens européens manipulés par une presse partiale et des politiciens de village soucieux de se mettre en valeur critiquer cette organisation américaine.
Que ces donneurs de leçons à la petite semaine se remémorent les deux dernières guerres sur le sol européen où, pour paraphraser Sardou, si les Ricains n’avaient pas été là, nous serions tous en Germanie, à parler je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui…

Ronald UBU

9 commentaires pour “Si les Ricains n’étaient pas là”

  1. Philomèneàtout dit :

    Article à la fois concis et clairvoyant sur cette situation dramatique
    (à la fois par son ampleur et ses conséquences), Ronald UBU.

    La caractéristique première de nos bien-pensants médias (j’ironise) et de ces organes « supra » est d’agiter leurs ailes et les micros/images sans avoir une prompte capacité d’action. Ni en Haïti, ni ailleurs.
    On ne peut régler des situations d’ampleur dramatique par des armées de bureaucrates surpayés à fabriquer des montagnes de papier plutôt que savoir lancer des actions éclairs.

    On reproche aux USA d’être là vite et de manière « organisée »?
    On critique ceux-ci pour n’avoir pas laisser le champ libre à une myriade d’ONG (là en place avec petits moyens, ou celle fort opportunistes débarquée de pays qui JAMAIS ne s’impliquent dans cette géographie)? Les deux se complètent pourtant ; on le vérifie de jour en jour.

    Les « ricains » en question n’en sont pas à une première tentative de mettre un peu d’ordre parmi ces gens qui s’agitent. Haïti me fait penser à l’Afrique. Non par la similitude de couleurs, plus exactement par cette désignation de « continent perdu »
    (ici à l’échelle micro: 2 millions contre 880 millions).

    Les critiqueurs et supra sont justes bons pour plaindre, à larmoyer sur les « pays les plus pauvres du monde » (leur longue liste). Dans le même temps, de richissimes hypocrites stimulés par des académiques en chambre se targuent d’éradiquer la pauvreté en l’affaire de deux décennies et leur recette-miracle? Mais où donc l’ont-ils pondue celle-là depuis le carrousel des gesticulations où ils se rémunèrent depuis un demi-siècle?

    Personnellement, je regretterai ce temps des groupes caritatifs oeuvrant (au nom des églises chrétiennes) là où les « sauvages » ne pouvaient s’assumer seuls face à des massacres inter-ethniques ou tribaux, face à la maladie endémique les ravageant à l’échelle de millions de morts annuels (ex: la malaria).
    La décolonisation était nécessaire. Pourquoi a-t-elle alors substitué des gouvernants compétents en isntaurant ces régimes de tribuns dictatoriaux comme nous en donne à contempler à la pelle l’histoire contemporaine ? Malheureusement NON !
    Encor, Haïti avait fait depuis les années ’90s un petit pas vers une gouvernance plus sage et compétente. Mais leurs éternels tiraillements intérieurs (de nature ethnique et économique!) joints au macro-séisme n’arrange rien à leur situation.
    Des images d’hier confirmant les ex-tôlards armés de machettes dans les ruines du séisme n’inclinent pas à l’expérance. Heureusement alors qu’interviennent massivement et rapidement ces soldats USA; un semblant d’ordre logistique était un prérequis : atteint après qq jours de présence. Les ONG peuvent agir sans devoir fuir contre les pillards et les assassins en liberté (cfr cas antérieurs du Darfour et …..!).

    Viendront ensuite les affectations de ces centaines de millions d’€ et $.
    Je crains d’expérience que la corruption aura vite raison de les « pomper » comme les cas se produisirent là et ailleurs où l’abondance succède à des manques récurrents … à cause des mentalités de ces populations et leurs pyramides sociales désorganisées par rapport aux standard des bureaucrates « supra »!

  2. La Gloupette dit :

    C’est clair, c’est concis et c’est juste.
    Je dis bravo

  3. Didier dit :

    Comme d hab, les donneurs de lecons europeens et onusiens completement largues.
    Si les Ricains n etaient pas la…. chantait en son temps un artiste politiquement incorrect.

    Eh bien, si les Ricains n etaient pas la, les kloufs europeens auraient ete successivement occups par les nazis, les cocos et les barbus.

  4. Entre veaux et vampires dit :

    Les cocos ont changé de costumes depuis longtemps? ))

  5. Didier dit :

    De costume, mais pas de methode, ls sont deveus « altermondialistes » et veulent foutre la m… comme leurs ancetres cocos et anars du debut du siecle passe.

  6. Entre veaux et vampires dit :

    La différence, c’est que maintenant, ils sont installés partout… et aux commandes.

  7. Didier dit :

    Virez la racaille par la porte, elle revient par la fenetre, la bouche en cul de poule et les larmes de crocodiles a l oeil. ces pooovres palestos, ces pauves delinquants, les droits-de-l-homme, les mechants Americains, les sales Juifs etc…..

  8. Entre veaux et vampires (corrigé après café matinal) dit :

    Trop d’amour est toujours suspect!

  9. Camille Case dit :

    On n’a pas encore vu le premier musulman venir en aide aux « frères noirs », dans cette cata historique. Curieux, pour une religion dont ses fidèles disent qu’elle est, comme les autres, charitable et compassionnelle!
    Il est vrai que, là, tout de suite, les haïtiens n’ont besoin ni de kalashnikov, ni de C4, ni de burkas, et encore moins de discours sur les vertus de la shariah!
    A propos de burka, voici un truc à déguster entre croissant et café matinal, pêché ce matin dans les « Dernières 24 heures » de LLB.
    Et la meilleure est que j’ai fait un copié-collé que j’ai posté sans commentaires, et qui a été censuré par ce même journal!
    Quand les censeurs d’une gazette se mettent à censurer leurs propres agences de presse (Belga, en l’occurrence), on se rapproche dangereusement de l’exemple iranien.
    Bonne journée à tous.

    Emirats: il découvre que sa future épouse, en niqab, a une barbe et louche

    Mis en ligne le 10/02/2010 à 12h10
    Un ambassadeur arabe a annulé son mariage après avoir découvert que sa future épouse, qui portait le niqab ou voile intégral, avait une barbe et louchait, a rapporté mercredi le quotidien émirati Gulf News. L’ambassadeur devait convoler en justes noces avec une ressortissante d’un pays du Golfe, sur la foi de photos obtenues de sa famille et qui se sont révélées être celles de la soeur de la future mariée, ajoute le journal. Durant les rares rencontres avec sa fiancée, l’ambassadeur n’a pas pu voir les traits de la jeune femme car elle portait le niqab, selon Gulf News. Une fois le contrat de mariage signé, il a découvert, « quand il a voulu embrasser son épouse, un médecin, (…), qu’elle avait une barbe et louchait ». Il a alors déposé plainte auprès du tribunal pour avoir été « trompé » par ses beaux-parents et le divorce a été prononcé, selon le journal. Le journal ne précise pas la nationalité du diplomate, ni celle de l’épousée. Les femmes des monarchies du Golfe sortent en public souvent voilées, et certaines portent le niqab, ou voile intégral.
    (MDP)
    © BELGA

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